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Les tribulations de deux jeunes femmes souhaitant faire partager leurs moments d'existence de façon à aider toute la gente humaine ayant un jour connu ces situations, le tout avec beaucoup d'humour et d'autodérision, parfois même au dépend des autres.

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Petit cadeau aux lecteurs

Pat :

Amis lecteurs, si je ne vous en avais jamais parlé, je le fais ce soir. J'ai dans la vie une passion inéxorable : l'Art.
Plus qu'une passion c'est pour moi un point essentiel, sans l'art je n'existe pas. Depuis ma maîtrise d'Histoire de l'Art, je n'ai cessé de m'y intéresser, et il ne se passe pas une journée sans que j'y pense.
Ma maîtrise portait sur un thème qui n'étonnera pas certaines personnes "L'Erotisme dans l'Art de la Contre Réforme en Italie". L'Erotisme, un terme omniprésent dans ma vie...aussi.

Après ma soirée d'hier et ma grande discussion avec Sébastien, j'ai eu envie ce soir de choisir une oeuvre parmi celles que j'aime et de vous l'offrir.

Ma spécialité? Essentiellement la peinture, plus précisemment Le Caravage. Mais ce n'est pas de lui que je traiterai ce soir au coin de ma cheminée. Ce soir je choisis une sculpture du Bernin : L'extase de Ste Thérèse.

  
                                                      therese1.jpg  

Le Bernin profita habilement des conditions offertes par la Contre-Réforme pour s'imposer et instaurer son iconographie religieuse. En 1628, le sculpteur met en scène dans la chapelle Pauline du Vatican, un dispositif sans précédent, qu'il réitèrera à la Chapelle Cornaro avec plus d'ampleur. La voûte était envahie de nuages artificiels et des ouvertures dissimulées projetaient une lumière céleste. De tels effets scéniques firent de la Chapelle Cornaro une expérience religieuse sans précédent. Ensemble fascinant où l'artiste donna de l'extase de sainte Thérèse sa représentation définitive.

Thérèse d'Avila, grande réformatrice espagnole des carmélites, avait vécu une extase mythique, une "transverbération" qui avait percé son coeur de la flèche ardente de l'amour divin. 

Le groupe sculpté en marbre flotte derrière l'architecture sur un nuage duveteux, baigné de lumière, comme s'il s'agissait, pour le spectateur, d'une apparition. Sainte Thérèse se pâme en arrière, mais en même temps, semble se tendre en avant et vers le haut, comme saisie par une force surhumaine. Ses yeux sans regard s'aperçoivent sous de lourdes paupières, ses lèvres sont entrouvertes en un gémissement involontaire. Il semble évident que l'ange a déjà transpercé son coeur de la flèche ardente. 
La main gauche pend, inerte, tandis que ses pieds s'abandonnent dans le vide. Entre la main, la tête et les pieds, se déploie moins un corps qu'un flot de draperies en cascade qui ne l'habille ni ne la révèle. 
L'ange mutin, plein de tendresse, est en contraste total avec la sainte étendue. Il la dévisage d'un regard coquin, comme s'il venait de faire quelquechose qu'il ne fallait pas. Placé verticalement au-dessus de la diagonale qu'elle dessine, le visage souriant de cet être rayonne vers elle tandis que sa main touche le vêtement, comme pour planter encore une fois la flèche dans le sein de Thérèse. D'ailleurs, à la vue de cette pâmoison jouissive, comment pourrait-il résister à réitérer son geste?

L'ange est à demi-dévêtu; la draperie qui le moule, totalement différente du tissu rugueux de la robe de Thérèse, semble lécher et  consummer comme une flamme le bas du corps. 

Le sentiment d'ensemble fournit par cette oeuvre est d'un érotisme intense. Bien que l'extase décrite par la sainte soit proche d'une extase amoureuse, cela ne suffit pas à expliquer la représentation qu'en donne le Bernin. Tout dans les traits de ces personnages induit une relation sexuelle, mais aussi dans le vocabulaire utilisé pour en donner la description. C'est un plaisir particuliers qui innonde cette sainte, et elle n'a pas l'air de recevoir une axtase mystique. Sa gestuelle, son expression, tout fait référence à l'abandon qui caractérise la suite d'un rapport sexuel.

Quant à l'ange, il est prêt à réitérer sa "pénétration", emplit du bonheur qu'il procure à cette femme. C'est toute une symbolique érotique qui se dégage de cette oeuvre. Nous ne pouvons prétendre qu'il s'agit d'une intention volontaire de la part de l'artiste, mais il n'en demeure pas moins que les allusions érotiques sont là. C'est d'ailleurs une expérience que le sculpteur renouvellera dans  La mort de la Bienheureuse Ludovica Albertoni.
Certes ces oeuvres répondent à l'impératif fixé par la Contre-Réforme qui est d'émouvoir le fidèle à tout prix, mais parallèlement, le Bernin développe à partir de sujets religieux, une plastique érotique, inspiré certes par les témoignages de ces femmes, mais certainement aussi en rapport avec les expériences personnelles de l'artiste. En dérogeant aux règles, Le Bernin a tout de même accompli les aspirations religieuses de son temps.




Mesdames et Messieurs, en espérant que cela vous ait plû! Bonne nuit à tous, car mon feu s'éteint, il est 1h du matin, et mon inspiration me quitte pour laisser entrer Morphée en moi.
     
                                

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L
Connais-tu les statues érotiques (et qui ne s'en cachent pas !) d'un parc coréen ? J'en ai mis une photo, de ma préférée, et ce qu'elle m'inspire (moins long que ton écriture ! ) ici : http://liane-a2.over-blog.com/article-18603202.html 
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